14 juin 2009
Emploi fictif : un député UMP mis en cause par sa femme
Nous dirions que c 'est scandaleux qu'un député ayant pris sa femme en emploi fictif soit blanchi par la justice ,que cette affaire soit classée sans suite ; car ,une mère de famille prends un peu de nourriture pour ses enfants ,elle est condamnée à plusieurs de prison avec sursis ,et quand un citoyen a des dettes et qu'il ne peut pas payer ,même s'il fournit des preuves ,la justice le condamne et lui envoie les huissiers
nous sommes donc devant deux justices une pour les gens de droite l'autre pour les simples citoyens ;celle pour les gens de droite est plus favorable ,plus laxiste ,mais pour les simples citoyens elle est appliquée dans toute sa rigueur
nous disons et maintenons que c'est scandaleux car ce que nous disons est valable dans notre département ,dans notre ville ;les personnes concernées ,et que nous visons ,se reconnaitrons facilement
le Président du M.D.C.
ENQUETE
Emploi fictif : un député UMP mis en cause par sa femme
NOUVELOBS.COMNOUVELOBS.COM | 14.06.2009
"J'occupais en même temps un emploi d'infirmière de nuit. Il me disait que cette pratique était courante. Mais il m'a licenciée car la campagne électorale approchant, il faut être irréprochable» explique l'ex-femme du député UMP Pierre Morange.
Le député UMP et maire de ChambourcyChambourcy (Yvelines), Pierre Morange, aurait fait remplir à sa femme un emploi fictif pendant
quatre ans, révèle dimanche 14 juin, le site d'information Mediapart.
Une information qui trouve un singulier écho à l'heure où l'Angleterre,
plongée dans le scandale des notes de frais, voit ses députés
démissionner à tour de rôle.
En France, l'affaire qui date de l'automne 2006, n'a pourtant pas fait
grand bruit. Alors en instance de divorce, Véronique Goens-MorangeGoens-Morange
envoie une lettre manuscrite de quatre pages au procureur de Versailles
pour avouer toute l'affaire. "Il m'a fait signer un contrat de travail
pour un poste d'attachée parlementaire alors
que j'occupais en même temps un emploi d'infirmière de nuit. Il me
disait que cette pratique était normale et courante, mais il m'a
licenciée au mois de mai 2006 car la campagne électorale approchant, il
faut être irréprochable". Elle est alors interrogée dans le cadre d'une
enquête préliminaire diligentée par le parquet de Versailles.
Collaboratrice et infirmière
Pour prouver la véracité de ses dires, Véronique Goens-MorangeGoens-Morange envoie deux certificats de travail. L'un est signé par son mari qui indique que du 1er novembre 2002 au 31 mai 2006, elle était «collaboratrice de député». Un travail parlementaire rémunéré à hauteur de 2.700 euros nets par mois. L'autre est issu du directeur de la clinique Louis XIV de Saint-Germain-en-LayeSaint-Germain-en-Laye, où elle a été employée du 1er mai 2004 au 1er août 2005 comme infirmière «diplômée d'Etat» et était sous contrat à durée indéterminée à temps partiel. Véronique Goens-MorangeGoens-Morange révèle également avoir profité pendant treize mois, entre mai 2006 et juin 2007, d'une allocation chômage de l'ordre de 1.800 euros mensuels pour ce même emploi de collaboratrice parlementaire jamais occupé.
Classé sans suite
Pourtant, le parquet de Versailles a pris la décision de classer cette affaire sans suite. «Le classement sans suite remonte à environ six mois. Le parquet a estimé qu'il y avait une absence d'éléments concrets dans ce dossier», explique Me Eric Harm, l'avocat de Pierre Morange, interrogé par Mediapart. Pierre Morange lui-même n'a pas souhaité s'exprimer sur cette affaire. Le divorce du couple n'a toujours pas été prononcé.
"S'enrichir illégalement"
Elu depuis 1997 à l'Assemblée nationale, Pierre Morange est aussi maire de la commune de ChambourcyChambourcy (Yvelines, 5.000 habitants). Par ailleurs, vice-président de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales du Palais-BourbonPalais-Bourbon, il affirmait le 5 mai à cette tribune : "Qui, à l’heure où notre pays connaît des déficits publics importants, n’a jamais éprouvé un sentiment d’injustice, voire de colère, en voyant des individus ou de véritables réseaux profiter de notre système fiscal et social pour s’enrichir illégalement au détriment non seulement de la collectivité publique, mais aussi de l’ensemble des citoyens ?".
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